Le Mouvement pour la coopération internationale (MCI) s’alarme de la situation critique de la communauté autochtone Mbyà Guaraní de Puente Quemado II, située dans la province de Misiones en Argentine. Cette communauté fait face à un processus de dépossession territoriale mené par un entrepreneur forestier. Dans ce contexte, l’organisation EMIPA, partenaire du MCI, accompagne activement ces populations pour la récupération de leurs terres ancestrales et la défense de leurs droits.

Dans un premier document  publié le 30 juillet 2026, le MCI a fermement dénoncé l’expulsion forcée illégale et les détentions arbitraires dont a été victime la communauté de Puente Quemado II à la fin du mois de juillet

Malgré le retour pacifique de la communauté sur son territoire, une violente campagne de persécution s’est mise en place pour décourager les défenseurs des droits humains et les habitants de la communauté. L’avocat de l’entrepreneur a notamment demandé l’arrestation d’une membre d’EMIPA, qu’il accuse sans fondement de diriger des prises de terres, ainsi que la saisie de son véhicule. Ce harcèlement s’est accompagné de menaces  envers les chauffeurs locaux pour les empêcher de transporter les membres de la communauté, et d’incitations à recourir à la violence.

Face à l’ampleur de ces attaques, le MCI a publié un second communiqué le 7 août 2026 pour dénoncer les menaces proférées à l’encontre des membres d’EMIPA et de toute personne soutenant pacifiquement la communauté. L’association rappelle que ces intimidations violent des textes fondamentaux tels que la Convention n°169 de l’OIT et l’Accord d’Escazú. Elle réitére son soutien au peuple Mbyà Guaraní et exige le respect de ses droits fondamentaux.